Pendant des années, la communauté technologique mondiale a observé l’Arabie saoudite rédiger, affiner et finalement ratifier sa loi sur la protection des données personnelles (PDPL). Ce fut une période définie par la consultation, les délais de grâce et un sentiment général de « préparation ». Cette ère de préparation est officiellement terminée. Depuis février 2026, l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA) a signalé que le temps de la clémence est révolu, entrant dans une phase de maturité réglementaire qui place le Royaume parmi les juridictions de données les plus actives au monde.
Dans une récente divulgation, les comités spécialisés de la SDAIA ont révélé avoir rendu 48 décisions d’exécution au cours des douze derniers mois à l’encontre d’organisations reconnues en violation de la PDPL et de ses règlements d’application. Il ne s’agit pas seulement d’une statistique ; c’est un message clair envoyé aux entreprises nationales comme aux multinationales : la confidentialité des données n’est plus une « bonne pratique » en Arabie saoudite — c’est un mandat légal non négociable.
La transition vers cette phase de mise en œuvre stricte ne s’est pas faite du jour au lendemain. La PDPL a été conçue pour être le socle de la transformation numérique de la Vision 2030 du Royaume. Pour bâtir une économie numérique de classe mondiale, le gouvernement a reconnu qu’il devait d’abord instaurer la confiance.
Au départ, l’autorité s’est concentrée sur des campagnes de sensibilisation, aidant les entreprises à comprendre les nuances de la souveraineté des données et les droits des personnes concernées. Cependant, l’année 2025 a marqué un tournant décisif. Les 48 décisions rendues récemment couvrent un large éventail d’infractions, allant du traitement non autorisé de données au défaut de notification des violations de données. Ce changement suggère que la SDAIA a dépassé la phase « éducative » et audite désormais activement l’écosystème pour s’assurer que la conformité est pratiquée, et non seulement promise.
Bien que les noms spécifiques de toutes les entités sanctionnées ne soient pas toujours rendus publics, la nature des 48 décisions fournit une feuille de route des priorités de l’autorité. Sur la base des tendances réglementaires, ces mesures d’exécution ont probablement ciblé trois domaines principaux :
Considérez la PDPL comme un code de la route pour l’autoroute numérique. Pendant les premières années, la police donnait des avertissements et expliquait les panneaux. Maintenant, les caméras sont allumées et les amendes sont envoyées par courrier.
Pour les entreprises internationales, l’Arabie saoudite représente l’un des marchés technologiques à la croissance la plus rapide au monde. Du projet massif NEOM à la scène fintech florissante de Riyad, les opportunités sont immenses. Cependant, le coût d’entrée inclut désormais un cadre rigoureux de conformité des données.
L’un des pièges les plus courants pour les entreprises mondiales est de supposer que le respect du RGPD (la norme européenne) signifie automatiquement qu’elles respectent la PDPL. Bien qu’il existe des similitudes, la loi saoudienne comporte des exigences uniques concernant la résidence des données et les rôles spécifiques des « Responsables du traitement » et des « Sous-traitants » dans le contexte juridique local. Ignorer ces nuances n’est plus une option alors que 48 mesures d’exécution font office d’avertissement.
Si votre organisation opère en Arabie saoudite ou traite des données provenant de ce pays, la récente vague de sanctions devrait inciter à un audit interne immédiat. Voici une liste de priorités :
À l’horizon 2026, le rôle de la SDAIA devrait encore s’étendre. Avec l’investissement massif du Royaume dans l’intelligence artificielle, l’autorité est chargée d’un équilibre délicat : favoriser l’innovation tout en protégeant la vie privée des individus. Nous verrons probablement de nouvelles directives traitant spécifiquement de la manière dont les modèles d’IA peuvent être entraînés sur des données locales sans violer la PDPL.
Les 48 décisions rendues l’année dernière ne sont qu’un début. Elles représentent le fondement d’un nouveau contrat social numérique en Arabie saoudite. Pour les entreprises, le message est clair : le délai de grâce appartient au passé, et l’ère de la responsabilité est arrivée.



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