À peine quatre mois après que le Premier ministre, Sir Keir Starmer, a déclaré avec insistance : „Vous ne pourrez pas travailler au Royaume-Uni si vous n'avez pas d'identité numérique. C’est aussi simple que ça,” le gouvernement a effectué un revirement politique spectaculaire, mettant de côté l'exigence controversée pour tous les travailleurs de s'inscrire au système d'identité numérique national afin de prouver leur droit au travail. Cette décision, confirmée tard le 14 janvier 2026, a été accueillie avec une combinaison de soupirs de soulagement de la part des groupes de libertés civiles et de perplexité de la communauté d'affaires.
Le plan initial, dévoilé en septembre 2025, visait à rationaliser la vérification d'identité, lutter contre le travail illégal et simplifier l’accès aux services publics. La composante principale était une identité numérique gratuite émise par l’État, stockée en toute sécurité dans un portefeuille numérique GOV.UK sur un smartphone, qui devait devenir la seule méthode acceptable pour les vérifications du Droit au Travail (RtW) d’ici la fin de ce Parlement. Le concept était de remplacer le « bric-à-brac de systèmes papier » par un credential numérique efficace et auditable.
La nature obligatoire du dispositif est rapidement devenue un point de friction politique et sociétal. Les critiques, y compris des politiciens de l’opposition et des défenseurs de la vie privée, ont immédiatement soulevé des graves préoccupations, présentant le système comme un vecteur potentiel de surveillance massive et un « pot de miel pour les hackers ». Le poids considérable de l’opposition publique, mis en évidence par une pétition parlementaire ayant rapidement recueilli près de trois millions de signatures, s’est avéré insurmontable pour le gouvernement.
En substance, le plan est devenu victime de sa propre ambition. Ce qui était conçu comme une solution numérique moderne et fluide était perçu par une partie importante du public comme un pas oppressif vers le contrôle numérique. Les sources gouvernementales déclarent désormais que rendre le système optionnel, plutôt que obligatoire, est un compromis nécessaire pour éviter de saper la confiance publique et pour que le dispositif reste inclusif, protégeant ceux qui n’ont pas accès à un smartphone ou en zone rurale. L’accent se déplace désormais du contrôle de l’immigration vers l’utilisation de l’ID Numérique comme outil pour une commodité plus large dans l’accès aux services publics.
C’est ici que le pivot politique introduit une distinction technique complexe. Pour le professionnel chevronné des RH ou le blogueur tech, la nouvelle n’est pas un abandon total de la numérisation, mais plutôt une rétraction d’un credential spécifique soutenu par le gouvernement. Les vérifications du Droit au Travail elles-mêmes restent obligatoires, et le gouvernement reste fermement engagé dans une transition complète vers les vérifications numériques RtW d’ici 2029.
Pensez-y avec cette analogy : Le gouvernement a abandonné l’obligation d’acheter une voiture spécifique conçue par le gouvernement pour un voyage prévu. Cependant, l’obligation de compléter le voyage sur la _route numérique_ — en utilisant une méthode certifiée, vérifiable électroniquement — est toujours en vigueur. Pour l’instant, les travailleurs conserveront la possibilité d’utiliser des documents numériques alternatifs existants (comme des visas électroniques ou des passeports biométriques) pour prouver leur droit au travail. Il s’agit d’un retour à un paysage plus familier, quoique fragmenté, de conformité, où les méthodes de vérification numérique établies dans le cadre de la Digital Identity and Attributes Trust Framework (DIATF) restent une voie clé.
| Méthode de Conformité | Plan Initial Obligatoire (Abandonné) | Plan Actuel/Révisé (2026-2029) |
|---|---|---|
| Inscription à l’ID Numérique | Obligatoire pour tous les travailleurs | Optionnelle pour tous les travailleurs |
| Vérifications du Droit au Travail | Obligatoire | Obligatoire |
| Méthodologie de Vérification | Uniquement via le nouvel ID Numérique (d’ici 2029) | Via des méthodes numériques existantes (ex. codes de partage, passeports biométriques) ou l’ID numérique optionnel |
Pour les employeurs et les fournisseurs de technologies RH, ce changement de cap représente un défi stupéfiant. Ils doivent maintenant naviguer dans une période prolongée d’ambiguïté. Alors que la promesse d’une vérification unique, simple et sécurisée — un grand soulagement pour les équipes de conformité — s’est évaporée, la menace latente d’imposer un système ayant rencontré une forte résistance publique a également disparu. Les entreprises tech RH, qui avaient commencé à orienter leurs solutions d’intégration autour de l’obligation unique de l’ID Numérique, doivent désormais continuer à supporter plusieurs voies de vérification complexes.
En fin de compte, ce pivot confirme qu’en matière d’identité numérique, la technologie ne peut pas précéder le sentiment public. La vision numérique à long terme du gouvernement pour 2029 reste intacte, mais la route vers cet avenir est maintenant bien plus prudente, sinueuse, respectant le choix et les libertés civiles plutôt qu’un simple décret technologique imposé. La prochaine étape cruciale sera la consultation publique, qui commencera enfin à préciser les détails de cet avenir numérique optionnel et plus doux.



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